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Date : 01-02-2026 16:16:05
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04/12/2025 43 min.
Malbouffe : comment les industriels nous empoisonnent
Troubles cardiovasculaires, maladies chroniques, obésité, diabète, mais aussi dépression... c’est la liste des maladies provoquées par les aliments ultra-transformés qui constituent pourtant près de 35 % de l’apport calorique quotidien français. Malgré ces signaux alarmants, les grands groupes de l’industrie agroalimentaire et les lobbies continuent de promouvoir ces produits riches en additifs, guidés par des logiques de rentabilité. Comment reconnaître ces produits ? Peut-on limiter leur consommation ? Quels dangers font-ils peser sur la santé publique ? Comment les responsables politiques réagissent-ils à cette problématique ?
On en débat avec : Docteur Mélissa MIALON, Chercheuse à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ingénieure en agroalimentaire, docteure en nutrition ; Aurore GORIUS, Journaliste indépendante et Grégory CARET, Directeur de l’observatoire de la consommation de l’UFC-Que-Choisir
france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/fiasco-d-ynsect-les-images-choc-et-les-mauvais-comptes-de-l-usine-d-insectes-d-amiens-3284889.html
21/01/2026
Fiasco d'Ynsect : les images choc et les mauvais comptes de l'usine d’insectes d’Amiens
Des vidéos de la ferme verticale de Poulainville (Somme) et des témoignages de salariés et observateurs accentuent le malaise, quelques semaines après la liquidation judiciaire de l’entreprise Ynsect, ex-fleuron de l’agritech française.
Âmes sensibles s’abstenir. France 3 Picardie s’est procuré un millier de photos et vidéos stupéfiantes de l’intérieur de l’usine Ynsect de Poulainville, au nord d’Amiens (Somme), tournées par un salarié, sur plusieurs périodes allant de la fin 2023 à l’été 2025, soit approximativement la durée d’exploitation du site emporté le 1er décembre dernier dans la liquidation de l’entreprise.
L’élevage d’insectes (destinés à être transformés en alimentation animale et en engrais), pourtant neuf et high tech, apparaît gravement sale et désordonné, pour ne pas dire hors de contrôle.
Les documents révèlent une usine (de 40 000 m2 et 35 m de haut) constellée de toiles d’araignées, souillée par les fientes, envahie de mouches, de rats, et – surtout – gangrénée par des défauts matériels.
Ils témoignent de fuites répétées et durables. Que ce soit les larves de l’élevage, leurs cuticules (une seconde peau très volatile) ou le pâton qui leur était servi comme nourriture : tout s’échappe des circuits, dégouline sur les machines et traverse les étages de la ferme verticale.
Les enregistrements donnent également à voir la précarité des solutions utilisées par le personnel. Le site est parfois lavé à grande eau et au canon à mousse. Pour récupérer les matières et les insectes en fuite, des bâches et des caisses sont posées sous les machines… jusqu’au syndrome "jus de poubelle" : le salarié décrit des larves macérant dans un sac posé au-dessus d’une pièce, avant de finir en coulées noires sur les murs de cette dernière.
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Combien d’argent public perdu ?
Le fiasco d’Ynsect, désormais crument illustré par les images d’Hadrien Godard, apparaît au moins comme un pari industriel raté, au pire comme une faute stratégique des investisseurs publics.
D’après les calculs de Jérôme Marin, sur "plus de 650 millions" d’euros envolés, "près de 200 millions proviennent de l’argent public". Des subventions, participations ou prêts d’Amiens Métropole, la Région Hauts-de-France, l’Union européenne et surtout l’Etat à travers la Banque publique d’investissement (BPI), partenaire historique d’Ynsect, au point d’avoir deux sièges au conseil d’administration.
Le rôle de la BPI est précisément d’investir dans des projets stratégiques, par définition risqués, sans garantie de succès. Mais certains éléments interrogent dans le cas d’Ynsect.
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