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Date : 15-01-2026 08:15:26
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À Gaza, au moins 100 enfants tués par des « frappes aériennes » ou des « tirs » depuis le cessez-le-feu, selon l’Unicef
Le nombre réel d’enfants tués dans l’enclave palestinienne par les « frappes aériennes », les « tirs de chars » ou les « balles réelles » est probablement sous-estimé, d’après l’Unicef ce mardi.
Les filles et les garçons de Gaza vivent « dans la peur ». Ce sont les mots du porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) ce mardi, qui a également annoncé ce mardi qu’au moins 100 enfants ont été tués dans l’enclave palestinienne depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avec Israël en octobre
« Cela représente environ un garçon ou une fille tué(e) chaque jour pendant le cessez-le-feu », a déclaré depuis Gaza le porte-parole de l’Unicef, James Elder, en direct par visioconférence pour la presse à Genève.
Ces enfants — 60 garçons et 40 filles selon l’Unicef — ont été « tués par des frappes aériennes, des frappes de drones, y compris des drones kamikazes. Ils sont tués par des tirs de chars. Ils sont tués par des balles réelles », a-t-il déclaré, ajoutant que le nombre réel était probablement plus élevé.
Un responsable du ministère de la Santé de Gaza, qui tient les registres des victimes, a fait état d’un chiffre plus élevé, soit 165 enfants tués depuis le cessez-le-feu, sur un total de 442 décès. « De plus, sept enfants sont morts d’hypothermie depuis le début de l’année », a déclaré à l’AFP Zaher Al-Wahidi, directeur du département informatique du ministère de la Santé. Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne n’a, elle, pas été en mesure de réagir dans l’immédiat.
« Un cessez-le-feu qui ralentit les bombardements est un progrès, mais un cessez-le-feu qui continue d’ensevelir des enfants est insuffisant », a insisté James Elder, estimant que « ce que le monde appelle aujourd’hui le calme serait considéré comme une crise ailleurs »
Une « aide vitale » bloquée
James Elder a souligné que « les traumatismes psychologiques restent non soignés et, plus cela dure, plus ils s’aggravent et deviennent difficiles à guérir », a-t-il prévenu, évoquant une vie qui « reste donc suffocante » et la survie « précaire ».
En novembre, les autorités de Gaza avaient annoncé que plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre menée par Israël en représailles de l’attaque sans précédent du Hamas contre ce pays le 7 octobre 2023. Près de 80 % des bâtiments de Gaza ont été détruits ou endommagés par la guerre, selon les données de l’ONU.
Par ailleurs, James Elder a dénoncé la décision d’Israël, le 1er janvier, de suspendre l’accès à la bande de Gaza à 37 organisations humanitaires étrangères qui avaient refusé de communiquer aux autorités palestiniennes la liste de leurs employés. « Bloquer les ONG internationales, bloquer toute aide humanitaire (…), c’est bloquer une aide vitale », a-t-il protesté.
Bien que l’Unicef soit parvenu à augmenter considérablement l’aide reçue depuis le cessez-le-feu, James Elder a souligné qu’il fallait « des partenaires sur le terrain ».
« Lorsque des ONG clés sont interdites de fournir une aide humanitaire et de témoigner, et que des journalistes étrangers sont bloqués », on peut légitimement se demander si l’objectif n’est pas de « restreindre l’examen des souffrances des enfants », a-t-il ajouté.
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