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💶 Millions et Milliards
Auteur : Rosalie1334 
57/68

Date :    18-08-2026 14:51:39


@ Jo.
C'est ingrat et irrespectueux, envers toutes les personnes intègres de l'Italie qui ont combattu les dangers de la Mafia, au péril de leur vie.
Auteur : Rosalie1334 
58/68

Date :    18-08-2026 14:53:23


"Que les riches paient l’addition climatique !"

[ Il y a quelque chose d’assez cocasse dans notre situation climatique. Pendant des décennies, on nous a expliqué que la croissance était merveilleuse, que consommer davantage rendait heureux et que produire toujours plus était la recette du bonheur collectif. Résultat : la planète chauffe, les glaciers fondent, les océans montent et les catastrophes climatiques deviennent presque aussi fréquentes que les promotions dans les supermarchés.

Et maintenant, on nous demande gentiment de faire des efforts : prendre moins la voiture, baisser le chauffage, trier nos déchets et éviter les avocats venus de l’autre bout du monde. Bref, chacun doit sauver la planète avec son petit sac en toile.

Le problème, c’est que tout le monde n’a pas participé de la même manière au festin.

Le capitalisme, dans sa version la plus débridée, a organisé une économie fondée sur une idée assez simple : produire, vendre, consommer, recommencer. Plus vite, plus loin, moins cher. Tant que les ressources semblaient infinies et que l’atmosphère servait gratuitement de poubelle, le système avait peu de raisons de se gêner.

Mais il serait tout de même curieux de présenter la facture à la caissière qui prend le bus pour aller travailler, alors que certains individus possèdent des jets privés, plusieurs yachts et des maisons chauffées à longueur d’année. Quand une poignée de personnes peut émettre en quelques heures autant de carbone qu’une famille modeste en plusieurs années, le principe du « chacun fait sa part » mérite au minimum une petite révision.

Faire payer davantage les plus riches ne serait donc pas une punition, mais une forme de logique comptable. Après tout, celui qui organise le banquet peut difficilement prétendre qu’il n’a rien à voir avec la vaisselle cassée.

Une fiscalité climatique fortement progressive permettrait de financer la rénovation énergétique, les transports publics, l’adaptation des villes, la protection des populations exposées et la transformation de notre système agricole.

Et puis, soyons honnêtes : demander aux plus modestes de financer la transition écologique avec leurs économies déjà maigres risque surtout de transformer l’écologie en sujet de dispute nationale. En revanche, taxer les grandes fortunes, les profits exceptionnels des entreprises très polluantes ou les consommations de luxe particulièrement carbonées permettrait de rendre la transition plus juste.

Bien sûr, le capitalisme n’est pas une créature à moustaches que l’on pourrait convoquer devant un tribunal. Il existe des entreprises innovantes, des investissements verts et des mécanismes économiques capables d’accélérer la transition. Mais si l’économie a longtemps privatisé les bénéfices tout en laissant les dégâts à la collectivité, il paraît raisonnable qu’elle contribue maintenant sérieusement à réparer les conséquences.

En somme, il ne s’agit pas de déclarer la guerre aux riches. Il s’agit simplement de leur rappeler une vieille règle : quand on a largement participé au dîner, on peut au moins avoir la décence de contribuer à l’addition. Et, cette fois, l’addition risque d’être salée. ]

Réseau citoyen Jean Moulin
Auteur : Bigben  
59/68

Date :    18-08-2026 17:07:15


Tiens, si la rosalie s'en prend toujours aux mêmes, cette dame a toutefois eu l'idée plaisante (et... JUDICIEUSE) d'afficher une nouvelle photo d'elle sur sa page-profil ! ...
(LOL ! )
Addendum : cependant, ch'uis sûr qu'elle pourra(it) , ... en cherchant bien, nous dénicher un portrait d'elle encore plus... photogénique ! ...
Auteur : Rosalie1334 
60/68

Date :    22-08-2026 13:47:15


... / ...
Auteur : Rosalie1334 
61/68

Date :    29-08-2026 16:48:09


Résumé (autant que possible) de la lettre adressée à Patrick Martin ( MEDEF) par Gabriel Zucman (l’intégralité sur la page FB de G. Zucman)

… / …

[ Le taux d’impôt sur les sociétés, qui est le principal impôt acquitté par les entreprises en France, est passé de 50 % en 1985 à 25 % en 2026.
Il a été divisé par deux en une génération.

Dans le même temps, les grandes entreprises multinationales se sont mises à délocaliser une partie croissante de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, siphonnant les recettes fiscales de la France.

Un cas d’école : TotalEnergies, bien qu’employant 37 000 salariés dans l’Hexagone, n’y enregistre aucun bénéfice et n’y paie donc pas d’impôt sur les sociétés.

Le taux effectif d’imposition -… / … a lourdement chuté.
Et ce sont les grandes entreprises qui ont profité à plein de cet effondrement. Pas les PME, qui ne peuvent guère envoyer leurs profits à Singapour ou aux Bahamas.

Le manque à gagner pour les finances publiques est considérable : de l’ordre de 20 milliards d’euros par an.
C’est l’équivalent du budget de l’enseignement supérieur qui s’est volatilisé, en moins d’une décennie.

… / … en parallèle de cette évolution, une autre, aux conséquences plus massives encore, a suivi son cours depuis trois décennies : la remise en cause de notre système de protection sociale né de la Seconde Guerre mondiale.

Pour le comprendre, il faut revenir sur ce qu’est une fiche de paie, car c’est ici que se révèle le projet global porté par le MEDEF depuis des années.

(Sur la fiche de paie) Toutes les cotisations, qu’elles soient salariales ou patronales, constituent un prélèvement sur les salaires : elles réduisent les montants qui atterrissent sur les comptes en banque des travailleurs, relativement aux montants versés par leurs employeurs.

Ces prélèvements financent la protection sociale …
Depuis les années 1990, le MEDEF s’est battu pour réduire ces cotisations sociales.

Avec un immense succès : les exonérations de cotisations sociales atteignent désormais 90 milliards (!) d’euros par an, soit 3 % du PIB.

Ces baisses de cotisations ont creusé un trou considérable dans nos finances publiques.
Elles ont également forcé notre Sécurité sociale à réduire son périmètre, laissant le champ libre aux assurances privées.

En renommant « charges » les cotisations sociales, en présentant comme un « fardeau » ces prélèvements qui permettent pourtant de financer des besoins vitaux – comme celui de se soigner ou d’élever des enfants –, en faisant croire que l’employeur « supporterait » ces cotisations, alors qu’il s’agit du salaire mis de côté et socialisé par les travailleurs pour se protéger des aléas de l’existence.

Pourtant, le MEDEF propose de remettre une pièce dans la machine.
Les 90 milliards de baisses de cotisations ne suffisent pas : il faut y ajouter 60 milliards supplémentaires.

Il faut encore « rapprocher le net du brut », d’après le Medef et certains candidats à l’élection présidentielle comme Gabriel Attal
et Édouard Philippe qui le soutiennent.
Auteur : Rosalie1334 
62/68

Date :    29-08-2026 16:50:59


( suite ) : (s'approcher du "modèle américain" ? )

[ Qu’attendre d’une telle politique ? Il y a trois possibilités.

1/Soit ces baisses supplémentaires de cotisations ne sont pas financées.
Le déficit va en effet encore dépasser les 5 % du PIB en 2026, ce qui ne s’est jamais vu dans toute l’histoire de notre pays hors période de guerre, de grave crise économique ou de pandémie.

2/Deuxièmement, ces baisses de cotisations pourraient forcer la Sécurité sociale à réduire son champ d’intervention : hausse des franchises médicales, déremboursement de médicaments, hausse du « ticket modérateur » à l’hôpital, baisse des pensions de retraite, etc.

Avec à la clé une détérioration de la protection des Français, ou bien (et les deux ne sont pas exclusifs) une extension du champ des assurances privées.

C’est le modèle américain que je connais bien, ayant vécu 10 ans aux États-Unis et produit différents travaux sur ces sujets.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce modèle n’est pas probant, surtout en matière de santé : coûts prohibitifs, financement inique, inégalités majeures.
28 millions d'Américains n'ont pas accès à l’assurance santé.
Auteur : Rosalie1334 
63/68

Date :    29-08-2026 16:53:23


( fin ) : la fameuse "TVA sociale", belle arnaque :

[ 3/Enfin le manque à gagner pourrait être compensé, comme le propose le MEDEF, par une hausse de TVA : c’est le fameux projet de « TVA sociale ».

- Une baisse des cotisations salariales ferait augmenter le salaire net des travailleurs concernés.
- Une baisse des cotisations patronales se traduirait en partie par des hausses de salaires nets, en partie par des hausses de profits pour les entreprises.
- La hausse de la TVA renchérirait le prix des biens à la consommation.

L’effet net de tout cela ?

- Pour les classes populaires et moyennes en emploi, l’effet net est neutre ou faible : la hausse de la TVA efface la hausse du salaire net. On reprend à la caisse du supermarché ce qui a été donné sur les feuilles de paie.

- Pour les travailleurs à haut salaire et les actionnaires, qui ne consomment qu’une partie de leurs revenus, l’effet est positif : la hausse du salaire net et des profits dépasse la hausse de la TVA.

- Enfin pour les personnes qui ne sont pas en emploi – retraités, chômeurs, allocataires du RSA, etc. – l’effet est très négatif : ces derniers subissent de plein fouet la hausse de la TVA, sans aucune compensation.

C’est donc cela la TVA dite « sociale » : redistribuer les revenus au profit des cadres supérieurs et des actionnaires, au détriment des plus démunis et des inactifs.

Politique parfaitement inégalitaire, camouflée comme souvent sous une rhétorique trompeuse et une mise en œuvre pernicieuse.

M. Patrick Martin, vouloir mettre fin au privilège fiscal des milliardaires n’est en rien un « hold up ».

En revanche, affaiblir nos finances publiques déjà exsangues, importer en France le modèle américain d’assurance privée, et redistribuer les revenus au détriment des plus démunis, voilà le véritable « hold up intellectuel et politique. ]

Gabriel Zucman
Auteur : Doune13  
64/68

Date :    29-08-2026 20:02:28


J'ai déjà lu hier sur X, Rosalie

Extrêmement clair, bien expliqué, ça permet de bien comprendre et de voir tout ce qu'on ne nous dit pas et que l'on ne sait pas voir forcément.

Par exemple, alléger d'un côté pour les uns qui ont déjà beaucoup, ou même les "dédommager" inconsidérément sans contrepartie sur le dos du budget national et faire supporter davantage aux autres, notamment ceux qui ont toujours moins, chiffres à l'appui.

Zucman connait très bien son sujet sur les inégalités sociales et de revenus, les paradis fiscaux et sait informer en vulgarisant sans langue de bois. De plus, il a des propositions intéressantes qui dérangent bien évidemment.

A lire absolument 👍

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