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Date : 22-02-2026 14:30:27
Le mouvement identitaire a longtemps envisagé les femmes sous un angle « procréatif ».
Je cite Jean-Marie le Pen (1996) :
Il est « ridicule de penser que leur corps leur appartient, il appartient au moins autant à la nature et à la nation ».
La reproduction devient primordiale pour assurer la perpétuation de la civilisation.
Ce qui sous-entend que la place de la femme est principalement à la maison !
Un vrai recul pour la cause féminine, tout comme l’opposition à l’avortement ou l’inégalité des salaires.
Pourquoi les femmes sont-elles alors séduites par l’extrême-droite ?
Ce que l’extrême droite promet aux femmes, c’est qu’elles seront protégées des hommes racisés : si l’un d’entre eux les touche, il sera puni ! En échange, elles semblent prêtes à accepter d’être toujours soumises aux hommes « blancs » …
On le voit d’ailleurs dans la communication des femmes de Némésis : tantôt elles sont presque viriles (manière de montrer qu’elles ont leur place au sein de l’extrême-droite), tantôt elles sont vêtues de robes longues, fleurs dans les cheveux, féminines jusqu’aux bouts des ongles, histoire de rassurer les hommes « blancs » en respectant les normes de genre.
D’autre part, pour certaines femmes, le patriarcat redevient un refuge.
Ce qu’en dit Amélie Menu (youtoubeuse).
“Je pense que le patriarcat, comme l’appellent les féministes, a été plus ou moins
créé ou entretenu par les femmes parce qu’en réalité ça nous protège. [...]
… je me suis rendu compte [...] qu’en réalité il y a beaucoup de choses
qui étaient là pour nous empêcher de se retrouver à 30 ans avec une vie un petit
peu misérable.
On arrive toutes à 30 ans, on n’a quasiment pas de familles, on s’est fait bolosser par tous les gars qui voulaient juste avoir du sexe avec nous, on s’est retrouvées à enchaîner les relations, y a plus aucun gars qui s’engage et donc en fait on se retrouve un petit peu seules et misérables »
On peut craindre que la sécurité affective et sociale que ces femmes semblent chercher auprès de l’extrême-droite, s'apparente à un autre miroir aux alouettes sur lequel elles risquent de se fracasser.
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