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Date : 21-02-2026 07:51:44
Post 380.
La suite, bien entendu omise volontairement, par le spécialiste du troncage : ( lien en fin de post)
« Il ne s’agit plus, comme à l’époque mussolinienne, d’un enrégimentement superficiel, scénographique, mais d’un enrégimentement réel, qui a volé et changé leur âme.
Ce qui signifie, en définitive, que cette « civilisation de consommation » est une civilisation dictatoriale. En somme, si le mot de « fascisme » signifie violence du pouvoir, la « société de consommation » a bien réalisé le fascisme. »
Retenons bien : « le fascisme violence du pouvoir » exactement la spécificité de l’extrême-droite.
« Le fascisme, je tiens à le répéter, n’a pas même, au fond, été capable d’égratigner l’âme du peuple italien, tandis que le nouveau fascisme, grâce aux nouveaux moyens de communication et d’information (surtout, justement, la télévision), l’a non seulement égratignée, mais encore lacérée, violée, souillée à jamais »
« Aucun centralisme fasciste n’est parvenu à faire ce qu’a fait le centralisme de la société de consommation. »
Écrits corsaires (1976)
Une autre citation édifiante :
« Pour se protéger, la bourgeoisie inventera un antifascisme contre un fascisme qui n’existe plus »
Pour Pasolini le fascisme mussolinien ne plus peut ressurgir, il laisse la place à un fascisme plus dangereux encore.
PS. Encore merci à André pour nous avoir orientés sur la pensée de Pasolini.

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