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Date : 24-06-2026 19:41:25
Marc Bloch : la tentative de « récupération politique ».
Pourtant,
[ Comme il l’écrivit dans un célèbre passage de L’Étrange défaite, il ne revendiquait son « origine », dont il ne « tirait ni orgueil ni honte », que « dans un seul cas, face à un antisémite».
En déclinant toute lecture du kaddish dans la déclaration rédigée en 1941 pour lecture à son enterrement, il voulut réaffirmer, de manière à écarter tout soupçon d’un « lâche reniement », qu’il « n’avait jamais songé à se défendre » d’être « né juif » ni « trouvé aucun motif d’être tenté de le faire ».
Mais il avait toujours absolument rejeté l’idée d’une unité de race – et a fortiori d’une unité nationale – des descendants de ce qu’il considérait (après Ernest Renan) comme un « groupe de croyants recrutés jadis dans tout le monde méditerranéen, turco-khazar et slave».
Au pire de la persécution, dans le même « testament » de 1941, il se déclarait « étranger à tout formalisme confessionnel comme à toute solidarité prétendument raciale ».
On le sait aussi, il s’était activement opposé à l’Union générale des israélites de France, organisation à laquelle il reprochait – comme à Vichy et aux nazis, mais aussi aux sionistes – de séparer en son principe les juifs français du reste de la nation.
« Quelles que puissent être, dans leur diversité, nos convictions philosophiques, politiques ou religieuses, le peuple français est notre peuple. Nous ne nous en reconnaissons point d’autre », écrivait-il dans une lettre au président de l’UGIF collectivement suscrite par des « israélites français ».
journals.openedition.org/chrhc/26317
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