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Date : 03-10-2026 20:01:16
( suite du post 620 )
Extraits du lien communiqué :
[ Jordan Bardella semble avoir intégré la logique du double discours propre à la quasi-totalité des organisations d’extrême droite en Europe depuis 1945.
Il existe une distinction stratégique, tactique et intériorisée entre ce que l’on dit entre soi, quand la section est réunie ou par message, et ce que l’on dit vers l’extérieur.
Entre soi, on se socialise, on marque son appartenance par ce discours, et l’on exprime très tranquillement les propos les plus racistes, les plus antisémites, les plus homophobes.
Vers l’extérieur, on est policé. En ce sens, Fabrice Arfi a raison de parler de dissimulation plutôt que de dédiabolisation à propos du RN depuis 15 ans. ]
[ Bardella n’a jamais caché qu’il était entré au FN par admiration pour Jean-Marie Le Pen.
Sa fascination initiale pour le parti vient plutôt de sa fascination pour Jean-Marie Le Pen, qui est sans doute l’antisémite le plus célèbre de France dans la seconde moitié du XXe siècle.
Cette dimension joue forcément dans ses déclarations. Plus généralement, de la même manière que regarder des vidéos de Soral, les commenter, discuter de ces thématiques faisait partie de la culture partisane et militante du FN au début des années 2010, la fascination pour Jean-Marie Le Pen et pour ses déclarations les plus transgressives dans la France des années 1980, 1990 et 2000, notamment ses déclarations antisémites et négationnistes, participait de cette culture militante presque clandestine, en tout cas théoriquement tenue loin des oreilles extérieures.
Elle renforçait les liens entre militants du RN. Il ne faut donc pas sous-estimer l’ombre de l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen. ]
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