|
57/494
Date : 17-01-2026 18:10:41
Comme il existe le climatosceptique, il existe aussi le facho-sceptique qui nie ou conteste la montée de l’extrême droite et des dynamiques fascistes contemporaines.
Dans cette négation, il peut adopter plusieurs stratégies :
1 / stratégie de la minimisation. « les comparaisons historiques (3ème Reich) sont illégitimes ». C’est de « l’exagération ». Ce que nous vivons, « ce n’est que du populisme, de la grogne politique ».
2 / stratégie de l’exception. Ce qui se passe aux USA ce n’est qu’une dérive autoritaire due à la personnalité de Trump, « ça va passer ». C’est un « cas isolé ».
3 / stratégie de la relativisation : d’autres régimes sont pires ( Iran, Chine, Corée du Nord … ) et d’autres dictatures et totalitarismes aussi. ( Allusions fréquentes aux totalitarismes communistes notamment)
4 / stratégie du parallélisme absolu : on ne vit pas EXACTEMENT la même chose aujourd’hui et donc, ce n’est pas du fascisme.
5 / la stratégie du confort moral. On veut préserver une image positive de soi. Reconnaître l’existence du fascisme nous oblige à prendre position et à nous interroger : c’est inconfortable.
6 / stratégie de l’inversion.
« regardez comment les wokes sont autoritaires, menacent la liberté d'expression, veulent détruire la nation et la civilisation occidentale avec leurs dérives violentes ».
Un grand classique.
Source : Métapolitiques. Jonathan Durand Falco
|