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Date : 26-07-2026 17:23:02
@Patrick :
-l'acétamipride est autorisé pour la culture des noisettes, comme tu l'as indiqué.
-le flupyradifurone est autorisé pour la betterave sucrière, la pomme et la cerise.
infonature.media/actus/on-en-parle/2026/23/acetamipride-et-flupyradifurone-comment-deux-pesticides-interdits-vont-etre-reintroduits/
www.franceinfo.fr/environnement/transition-ecologique-de-l-agriculture/pesticides/que-dit-la-science-sur-l-acetamipride-et-le-flupyradifurone-les-deux-pesticides-qui-pourraient-etre-reintroduits-apres-l-adoption-de-la-loi-d-urgence-agricole_8116079.html#xtor=CS2-765-%5Bshare%5D-
Que dit la science sur l'acétamipride et le flupyradifurone, les deux pesticides qui pourraient être réintroduits après l'adoption de la loi d'urgence agricole ?
Une toxicité établie sur les pollinisateurs... mais pas seulement
La science a clairement établi la toxicité de l'acétamipride pour les pollinisateurs. "Ce produit est nocif pour les abeilles domestiques et il l'est encore plus pour d'autres pollinisateurs", affirme Philippe Grandcolas, directeur adjoint de l'institut Ecologie & Environnement au CNRS, à franceinfo. Il y a selon lui un "consensus parfaitement clair" dans la communauté scientifique sur le sujet. "Le doute n'est pas raisonnable, il y a des dizaines de travaux qui montrent que l'acétamipride peut avoir des toxicités chroniques très importantes sur des insectes pollinisateurs", insiste-t-il.
Les pollinisateurs ne sont pas les seules victimes potentielles de ces insecticides. "L'acétamipride, ça tape très large : ça décime les populations d'abeilles, c'est bien connu maintenant et prouvé par de nombreuses études scientifiques, mais cela a aussi un effet délétère sur de nombreuses autres espèces : oiseaux, amphibiens, invertébrés, mammifères...", explique Jean-Marc Bonmatin, spécialiste des néonicotinoïdes.
"Je ne connais pas un seul insecticide prévu pour tuer les ravageurs qui ne tue pas aussi les autres espèces, c'est inévitable."
Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS
à l'AFP
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Une distinction doit être faite entre les décisions réglementaires et les études scientifiques, d'après Philippe Grandcolas. Le chercheur affirme ainsi que "les articles scientifiques sont parfaitement cohérents sur les dangers que représentent les pesticides". "Il y a de très nombreux éléments qui montrent que cette molécule [l'acétamipride] présente des dangers potentiels pour le développement du système nerveux de l'enfant et du fœtus", pointe Marc Billaud, cancérologue et chercheur émérite au CNRS. "Elle peut aussi s'accumuler dans des organes clés : le foie ou les reins. On suppose aussi, avec des éléments qui sont plutôt convaincants, qu'elle pourrait être aussi toxique pour la reproduction", ajoute-t-il.
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