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Date : 26-08-2025 13:32:01
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24/08/2025
8 200 poules à abattre à cause d’une poussière contenant de la salmonelle
Un couple d’éleveurs de Saint-Martin-la-Sauveté (Loire) doit faire abattre son élevage après qu’une bactérie de salmonelle a été retrouvée dans une poussière prélevée sur le mur d’un bâtiment.
Ce week-end et le suivant, Magalie et Maxime Chaffangeon, éleveurs de poules bio à Saint-Martin-la-Sauveté (Loire), avaient prévu d’organiser une vente aux particuliers afin d’offrir une seconde vie à 2 000 poules réformées. Mais les services de l’État en ont décidé autrement. Les poules de l’élevage (8 250 au total) doivent être abattues dans les tout prochains jours.
La raison ? Le 7 août dernier lors d’un contrôle, les autorités sanitaires (la Direction départementale de la protection des populations) ont détecté la présence d’une bactérie de salmonelle sur l’exploitation. Elle a été découverte, non pas sur les volailles, mais dans une simple poussière prélevée sur un mur de l’exploitation. Et même si les poules - vaccinées contre la salmonelle - sont en bonne santé et qu’aucun œuf n’est contaminé, les éleveurs n’ont d’autre choix que de s’en débarrasser.
« C’est un traumatisme de voir son cheptel massacré »
Un crève-cœur pour le couple qui estime la perte financière à au moins 30 000 euros et qui, en plus de ça, devra peut-être se charger de les abattre lui-même, en raison de la difficulté de trouver un abattoir. Face à cette situation, la colère des agriculteurs de la Loire, notamment de la Coordination rurale, est vite montée.
« Pour une poussière, 8 250 poules saines sont sacrifiées, une famille anéantie et une exploitation menacée. C’est un traumatisme de voir son cheptel massacré. Que mangera-t-on demain quand on aura vidé nos campagnes des agriculteurs ? » s’insurge Alain Pioteyry, président du syndicat dans la Loire, qui regrette « qu’une contre-expertise ait été refusée, même aux frais de l’éleveur ».
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