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Date : 04-06-2026 20:55:44
eu.usatoday.com/story/news/crime/2026/06/03/nih-monkeypox-detroit-scientists-africa/90384319007/
03/06/2026
Scientifiques accusés de contrebande de virus mpox désactivé aux États-Unis
Deux scientifiques d’un laboratoire gouvernemental américain ont été inculpés d’avoir introduit en contrabande des fioles d’une version désactivée d’un virus mortel depuis l’Afrique à bord d’un vol Delta Air Lines « bondé », ont indiqué les procureurs fédéraux.
Vincent Munster, 53 ans, et Claude Kwe, 38 ans, tous deux chercheurs aux National Institutes of Health au Rocky Mountain Laboratory dans le Montana, sont accusés de complot visant à faire passer en contrabande le virus responsable de la mpox, anciennement variole du singe, aux États-Unis et d’avoir menti aux forces de l’ordre, selon une plainte pénale rendue publique le 2 juin devant le tribunal de district des États-Unis.
Des responsables fédéraux ont indiqué que les chercheurs avaient été détectés avec le virus lorsqu’ils ont été arrêtés en janvier à l’aéroport métropolitain de Detroit après avoir embarqué du vol Delta 229 au départ de la République du Congo, où une épidémie de mpox était en cours. Le mpox est un virus infectieux qui provoque une éruption cutanée douloureuse, des ganglions lymphatiques élargis, de la fièvre et d’autres symptômes, selon l’Organisation mondiale de la santé.
« Ces experts du NIH auraient apparemment enfreint nos lois en faisant passer des agents pathogènes viraux dans un avion commercial bondé lors d’une épidémie en République du Congo. Que cela vous imprégne », a déclaré le procureur fédéral Jerome F. Gorgon Jr. pour le district Est du Michigan dans un communiqué de presse.
www.francesoir.fr/politique-france/chlordecone-l-etat-pousse-regarder-la-verite
03/06/2026
Chlordécone : l’État poussé à regarder la vérité !
Le Parlement a voté ce mardi une loi reconnaissant la « part de responsabilité » de l’État dans l’empoisonnement des Antilles. Une avancée symbolique pour les victimes, mais une réparation qui reste encore floue.
Les députés ont adopté à l’unanimité (236 voix) cette proposition de loi portée par le député guadeloupéen Élie Califer. Le texte y reconnaît officiellement que l’État porte une « part de responsabilité » dans le scandale du chlordécone, ce pesticide ultra-toxique utilisé jusqu’en 1993 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, et ce malgré les alertes de l’OMS.
Plus de 90 % de la population antillaise est contaminée. Les sols, l’eau, les poissons, les légumes racines, tout est touché. Et cela pour des décennies, voire des siècles. Des milliers de familles vivent avec cette épée de Damoclès sanitaire au-dessus de la tête : cancers de la prostate en hausse, problèmes de fertilité et angoisse permanente.
« Si un tel empoisonnement avait touché 90 % de la population de la Creuse, de la Bretagne ou de l’Île-de-France, la responsabilité de l’État aurait été reconnue depuis longtemps », a lancé Élie Califer dans l’hémicycle, cinglant.
Le Sénat avait déjà adopté le texte en juin 2025, à la quasi-unanimité, mais en l’édulcorant. La formule initiale (« responsabilité de la République ») est devenue « part de responsabilité de l’État ». L’indemnisation de toutes les victimes, professionnelles ou non, n’est plus qu’un « objectif » assigné aux pouvoirs publics. Pas de fonds dédié, pas de calendrier précis…
« On n’est pas tout à fait satisfait mais on partait de loin, du fait que l’État ne voulait même pas reconnaître sa responsabilité partielle… c’est une avancée », a réagi le député guadeloupéen Olivier Serva.
Pour les associations et les élus ultramarins, c’est un premier pas important, mais insuffisant. La confiance a souffert depuis des années. « Ce texte de compromis permettra de restaurer une confiance profondément abîmée », a déclaré Élie Califer.
Reste maintenant à transformer ces mots en actes concrets : dépollution réelle, accompagnement médical renforcé, et surtout une indemnisation à la hauteur du drame vécu par des milliers de familles antillaises. Le combat n’est pas terminé. Il commence à peine.
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