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Date : 10-10-2025 21:42:17
Pot de départ en détention de Nicolas Sarkozy : du beau monde dont… le bras droit d’Emmanuel Macron
Le secrétaire général de l’Élysée, Emmanuel Moulin, s’est rendu, mercredi 8 octobre, au pot de départ en détention de l’ancien président de la République condamné à cinq ans de prison dans le cadre de l’enquête sur le financement libyen de sa campagne de 2007, indique le site d’investigation Mediapart.
Publié le 10 octobre 2025
La rédaction
Condamné à cinq ans de prison ferme dans le cadre de l’enquête sur le financement libyen de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy est convoqué, lundi 13 octobre, au Parquet national financier (PNF) pour connaître les modalités de son incarcération imminente. Avant de se retrouver entre quatre murs, l’ancien président de la République a organisé un pot de départ, mercredi 8 octobre, dans le manoir des Pavillons des Étangs du bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement de Paris.
Le site d’investigation Mediapart a révélé que parmi la centaine de fidèles reçus figurait Emmanuel Moulin. Une information confirmée par le Figaro qui s’est rendu à la sauterie. Au-delà d’avoir été le conseiller économique de Nicolas Sarkozy à l’Élysée entre 2009 et 2012 avant de partir dans le privé, Emmanuel Moulin occupe actuellement une fonction de taille : il est le secrétaire général de la présidence française, soit le bras droit d’Emmanuel Macron.
Sarkozy rejoue le couplet du procès politique
L’homme de 56 ans s’y est rendu « aux côtés d’une autre membre de l’Élysée, la conseillère culture Catherine Pégard, avec qui les couples Macron et Sarkozy ont toujours entretenu les meilleures relations », rappelle le site d’investigation, qui n’a pas reçu de réponse aux sollicitations envoyées à l’intéressé et au cabinet du chef de l’État.
D’autres personnalités présentes sont à relever : la ministre de la culture démissionnaire, Rachida Dati, l’ancien directeur de la police nationale, Frédéric Péchenard, l’ex-conseiller Jean-David Levitte, le maire de La Baule-Escoublac Franck Louvrier, son ancien chef d’état-major l’amiral Guillaud… Devant tout ce beau monde, l’ex président a rejoué le couplet du « procès politique », comparant même son cas à celui de Dreyfus ou du comte de Monte-Cristo. « À chaque fois, la vérité finit par triompher, ce n’est qu’une question de temps », a-t-il lancé, rapporte Le Figaro.
Au-delà de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, Nicolas Sarkozy a été épinglé dans d’autres dossiers. Dans l’affaire dite Bismuth, la cour de Cassation avait validé en décembre 2024 sa condamnation en appel du 17 mai 2023 pour corruption et trafic d’influence. Il avait été condamné à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme. Une peine aménagée sous bracelet électronique, avec trois ans d’inéligibilité.
En outre, la Cour de Cassation se prononcera définitivement le 26 novembre dans l’affaire Bygmalion, un vaste système de fausses factures mises en place pour cacher l’explosion des dépenses pour la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012.
https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/pot-de-depart-en-detention-de-nicolas-sarkozy-du-beau-monde-dont-le-bras-droit-demmanuel-macron
[b]Avant son incarcération, Nicolas Sarkozy a organisé un pot de départ, mercredi 8 octobre, dans le manoir des Pavillons des Étangs du bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement de Paris.
© Raphael Lafargue/ABACAPRESS.COM[/b]
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