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Date : 28-10-2025 10:03:11
Le général de Gaulle
Quand il était président, le général de Gaulle considérait que l’argent public devait rester intouchable.
Au Palais de l’Élysée, il était hors de question que l’État prenne en charge la moindre dépense personnelle.
Son épouse, Yvonne de Gaulle, tenait un petit cahier où elle notait, avec une rigueur exemplaire, toutes les dépenses du foyer : électricité, nourriture, vêtements, savon… Rien n’échappait à son contrôle.
Chaque mois, le couple adressait un chèque au Trésor public afin de rembourser ces frais strictement privés.
Un jour, le comptable de l’Élysée lui fit remarquer que ce n’était « pas nécessaire ».
Elle lui répondit avec fermeté :
« Monsieur, tout ce qui n’est pas public est privé, et ce qui est privé, c’est à nous de le payer. »
Le sens du devoir et de la probité était tel que même leurs enfants et petits-enfants n’avaient pas le droit d’utiliser les voitures officielles pour des déplacements personnels.
De Gaulle refusait les privilèges liés à sa fonction.
Il réglait toutes ses factures à l’Élysée — jusqu’au coût du savon ou des repas de famille — et avait même renoncé à son salaire présidentiel, choisissant de vivre uniquement de sa pension de général.
À sa mort, il ne laissa derrière lui aucune fortune, seulement sa maison de Colombey-les-Deux-Églises, acquise avant la guerre.
On raconte qu’il arrivait au Général d’envoyer spontanément des chèques au Trésor public lorsqu’il soupçonnait qu’une dépense privée avait pu, par erreur, être réglée avec de l’argent de l’État
Un sens de l’intégrité et du devoir qui force encore aujourd’hui le respect — et qui rappelle que le véritable prestige ne réside pas dans les privilèges, mais dans l’exemplarité.
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