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Date : 10-11-2025 18:41:49
Après 20 jours de prison, Nicolas Sarkozy en liberté sous contrôle judiciaire
Nicolas Sarkozy a quitté lundi la prison parisienne de la Santé. Un peu plus tôt, la cour d'appel de Paris avait accepté la demande de mise en liberté de l'ancien président, incarcéré depuis le 21 octobre. Celle-ci sera assortie d’un contrôle judiciaire.
Publié le : 10/11/2025
Par : FRANCE 24
Extraits :
Jour de sortie pour Nicolas Sarkozy, incarcéré après sa condamnation dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle. Après 20 jours en prison, l'ancien chef de l'État a quitté, lundi 10 novembre, la prison de la Santé après la décision de la Cour d'appel de Paris d'accepter sa demande de remise en liberté.
Celle-ci sera assortie d’un contrôle judiciaire. La cour lui a imposé une "interdiction de contact" élargie, notamment avec le garde des Sceaux Gérald Darmanin, et de sortie du territoire national.
Nicolas Sarkozy a quitté la prison à bord d'une voiture aux vitres teintées, escortée par des motards de la police, pour regagner son domicile dans le XVIe arrondissement.
Plus tard, en début de soirée, il a écrit sur X que "la vérité triomphera".
"Le droit a été appliqué. Je vais maintenant préparer le procès en appel. Mon énergie n'est tendue que vers le seul but de prouver mon innocence. La vérité triomphera. C'est une évidence que la vie enseigne", a déclaré l'ex-chef de l'État, dont la justice a ordonné la mise en liberté.
La décision de la Cour d'appel de Paris est intervenue quelques heures après l'audience destinée à examiner la demande de mise en liberté de Nicolas Sarkozy. Ses avocats avaient déposé cette requête dans les minutes qui avaient suivi son entrée en détention à la prison de la Santé à Paris, le 21 octobre. Le parquet général avait requis sa mise en liberté sous contrôle judiciaire.
Offrant la première image de l'histoire d'un ex-président de la République française en prison, Nicolas Sarkozy, en veste bleu foncé, pull et chemise, est apparu lundi matin en visioconférence depuis la prison de la Santé aux côtés de deux de ses avocats. La prison "c'est dur, c'est très dur, ça l'est certainement pour tout détenu, je dirais même que c'est éreintant", a-t-il dit, ajoutant vouloir rendre hommage au personnel pénitentiaire qui avait "rendu ce cauchemar (...) supportable".
"C'est la détention qui constitue une menace pour Nicolas Sarkozy, pas le contraire", a déclaré l'un de ses avocats, Me Christophe Ingrain. "C'est ce qui lui vaut d'être placé à l'isolement" en prison et de bénéficier de la protection de deux agents en détention, a-t-il souligné.
Sa femme Carla Bruni et ses fils, Pierre et Jean Sarkozy, ont assisté aux débats sur les bancs du palais de justice.
Plus que la condamnation, c'est le mandat de dépôt l'envoyant en prison, non susceptible de recours, qui avait suscité la stupeur. Pour les juges, il est justifié par la "gravité exceptionnelle" des faits. Pour Nicolas Sarkozy, il a été motivé par "la haine".
Très attendu, ce nouveau procès libyen devrait se tenir à partir du mois de mars, même si les dates précises n'ont pas encore été officiellement annoncées. Elles devraient être communiquées aux avocats jeudi, à l'occasion d'une réunion à la cour d'appel sur ce sujet, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.
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