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🗳️ La Cinquième République
Auteur : Soaltruiste 
249/613

Date :    05-12-2025 10:35:12


« Complément d’enquête » sanctionné, CNews favorisée : quand l’Arcom sacrifie l’audiovisuel public au profit de l’extrême droite

Par deux fois, l’émission « Complément d’enquête » s’est vue réprimander ces derniers mois par le régulateur des médias malgré un travail d’investigation de taille. En pleine commission sur l’audiovisuel public, ces décisions de l’Arcom interrogent : brimer une telle offre journalistique, sans motif sérieux, donne des gages à l’extrême droite.

Publié le 4 décembre 2025
Margot Bonnéry

Extraits :
L’Autorité de régulation de la télévision (Arcom) déraille. Cède-t-elle aux pressions politiques de l’extrême droite et de la droite, en oubliant son rôle, défendre le pluralisme et le journalisme de qualité ? Le jeudi 27 novembre, à quelques heures de la diffusion d’un Complément d’enquête consacré à CNews, France 2 a décidé de retirer précipitamment un passage sur les déséquilibres des temps de parole des personnalités politiques.

Il s’agissait de chiffres révélés un peu plus tôt par Reporters sans frontières (RSF). Selon cette étude, la gauche (PCF, LFI, PS, EE-LV) représenterait 60,13 % du temps d’antenne de nuit au mois de mars 2025 contre 1,62 % pour l’extrême droite. Et de jour, la donne s’inverse : la gauche tombe à 15,37 % contre 40,57 % pour l’extrême droite. La gauche parlerait donc aux heures où les Français dorment. Belle leçon de pluralisme…

L’Arcom conteste… sans contre-enquête

Complément d’enquête a retiré soudainement ces données après des contestations de l’Arcom sur le site internet du magazine Le Point. « On est un peu tombé des nues sur l’idée selon laquelle les temps de nuit seraient utilisés pour contourner la règle de pluralisme, est-il rapporté. RSF a travaillé sur un seul mois, mars 2025, à l’aide notamment d’un outil qui analyse les bandeaux d’antenne. L’Arcom raisonne normalement en trimestres et non en mois ».

Le gendarme de l’audiovisuel réfute les chiffres de RSF sans pour autant en apporter de nouveaux. Selon le média Les Jours, l’ONG lui aurait pourtant présenté son étude en amont sans qu’elle ne trouve à y redire. Ce qui pose deux problèmes. D’abord, le gendarme de l’audiovisuel émet une réflexion, avant diffusion, sur un programme, dans un magazine, et non sur son site. Cela s’appelle un moyen de pression.

Ensuite, que l’Arcom ne fournisse pas de contre-enquête est préoccupant : quelque que soit les résultats de CNews en matière de pluralisme sur un trimestre, le simple fait que la chaîne de Bolloré cache la gauche dans les recoins de la nuit pendant tout un mois est très problématique.

L’espèce de réprimande avant diffusion hors de tout cadre légal intervient à peine plus deux jours après que Martin Ajdari a été bousculé lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, et a été accusé de sanctionner davantage CNews que l’audiovisuel public. Un comble, quand on voit le nombre d’heures d’antenne du service public, celles de CNEWS, la défaillance systématique de l’un, la quasi-exemplarité de l’autre, que 60 % des Français plébiscitent.

Chez CNews, le temps de parole monopolisé par l’extrême droite

Au-delà du temps de parole, RSF a étudié la pluralité des journalistes (ou du moins de militants grimés en journalistes), chroniqueurs et intervenants sur CNews. « Le déséquilibre est très prononcé. L’écrasante majorité, plus de 70 %, des journalistes intervenants sont issus de médias dont la ligne éditoriale est plutôt marquée à droite voire à l’extrême droite », écrit RSF sur son site internet. Arnaud Froger, responsable du service investigation, affirme dans Mediapart maintenir ces données et ces conclusions. « C’est dans les moments où le journalisme est sous pression qu’il faut savoir résister », affirme-t-il.

Pour Sophie Taillé-Polian, députée Écologiste et Sociale du Val-de-Marne, l’Arcom prend une nouvelle voie depuis la décision du conseil d’État en 2023 sur le pluralisme. Pour le respecter, le régulateur « ne met pas tout en œuvre, il ne fait pas correctement son travail. Ce sont donc les ONG qui s’en occupent », expose-t-elle à L’Humanité.

La méthodologie sur laquelle l’Arcom s’appuie pour mettre en cause le rapport de RSF en question interroge. Dans un récent courrier adressé au nouveau président de l’autorité des médias, Martin Ajdari, la députée lui demande de rendre publiques les données sur lesquelles l’Arcom « fonde ses démentis des conclusions de RSF ». Sophie Taillé-Polian désire connaître « les instruments de contrôle permettant de vérifier les déclarations des éditeurs ».

Un courrier resté pour l’heure sans réponse. Comme elle, une bonne partie des députés de gauche n’ont de cesse d’envoyer des saisines à l’Arcom toutes les semaines sur différents sujets. Mais celles-ci sont systématiquement refusées. Pour rappel : le régulateur a pourtant le pouvoir de s’autosaisir si besoin, ce qu’il ne fait pas.

Quand le Sénat fait plier le régulateur des médias

Ce n’est pas la première fois que l’Arcom retoque le journalisme d’investigation. Complément d’enquête en avait déjà fait les frais suite à son émission sur les secrets du Sénat en juin dernier. Dans un premier temps, le gendarme des médias avait donné son aval sur la diffusion du magazine d’investigation.

Mais face aux pressions du Sénat et de son président Gérard Larcher, l’Arcom a préféré rétropédaler en mettant en garde France 2. « Que le régulateur des médias revienne sur ce qui a déjà été jugé est une première dans l’histoire de France Télévisions », juge un cadre de l’entreprise qui considère comme irréprochable cette émission sur le palais du Luxembourg.

Les priorités de l’Arcom en question

Alors qu’une partie de la droite et de l’extrême droite souhaite la mort de l’Arcom, l’autorité céderait donc aux pressions politiques. Et cela, alors qu’une commission d’enquête se tient actuellement à l’Assemblée nationale, à l’initiative d’Éric Ciotti, pour étudier le fonctionnement, le financement et la pluralité de l’audiovisuel public. Le premier auditionné n’était nul autre que Martin Ajdari.

Le gendarme des médias « semble vouloir sauver sa tête de la commission en donnant des gages au RN en tapant sur le service public », pointe le cadre de France Télévisions. Le tout en pleine guerre culturelle, notamment entre l’audiovisuel public et les médias détenus par les milliardaires comme Vincent Bolloré. « Les faits sont graves, écrit de son côté le député insoumis Aurélien Saintoul dans un communiqué de presse. Ils montrent une autorité qui vacille sous les pressions politiques, alors même que les signalements s’accumulent sans traitement sérieux. »

Cette charge interroge sur les priorités actuelles de l’Arcom. Comment faire confiance à une institution (censée être indépendante, on le rappelle) « qui efface ses décisions, les réécrit, et contredit ses propres textes ? », poursuit le député. La transparence doit être totale.

Pour Aurélien Saintoul et Sophie Taillé-Polian, le président du régulateur doit être à nouveau auditionné devant la représentation nationale. « Puisqu’une commission d’enquête est en cours, je demande que le rapporteur utilise ses prérogatives pour se procurer l’ensemble des documents afférents à cette affaire, écrit l’insoumis. Et si l’autorité a effectivement cédé à des pressions politiques, alors son président devra en tirer toutes les conséquences : la démission s’imposera. »

L’affaire est d’autant plus grave, que, rappelons-le, le président de l’Arcom est directement choisi par le président de la République. Cette reculade sur l’un des magazines les plus emblématiques et rigoureux du service public a de quoi interroger. L’Arcom a-t-elle choisi son camp, à droite toutes ?

Propos climatosceptiques, info erronée : depuis 2017, CNews a été épinglée 14 fois par l’Arcom.

https://www.humanite.fr/medias/arcom/complement-denquete-sanctionne-cnews-favorisee-quand-larcom-sacrifie-laudiovisuel-public-au-profit-de-lextreme-droite
Auteur : Soaltruiste 
250/613

Date :    05-12-2025 10:50:06


LFI et islamisme : une commission d'enquête qui peine à cacher ses arrière-pensées politiciennes

Après Marine Tondelier, la cheffe des écologistes, Jean-Luc Mélenchon doit être auditionné samedi par la commission sur les liens entre mouvance islamiste et partis politiques. Mise en place à l'initiative du député LR Laurent Wauquiez, cette commission est accusée par la gauche d'avoir été taillée sur mesure pour nuire à LFI avant les municipales de 2026.

Publié le : 03/12/2025
Par : Grégoire SAUVAGE

Extraits :

C'est une confrontation qui risque de faire des étincelles. Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la France insoumise (LFI) sera auditionné samedi 6 décembre à 14 heures par les membres de la commission sur "les liens existants entre les représentants de mouvements politiques" et les réseaux islamistes, dont les travaux ont débuté au mois d'octobre.

Véritable plat de résistance, la venue de Jean-Luc Mélenchon n'avait rien d'une évidence malgré le caractère obligatoire d'une convocation devant une commission parlementaire. Depuis plusieurs jours, LFI laissait planer le doute. Dimanche, son coordinateur, Manuel Bompard, avait estimé que les Insoumis ne devaient pas répondre aux "invitations" de la commission d'enquête car elle "ne respecte pas les règles".

Le bureau (président, vice-présidents, secrétaires...) de cette commission ne comprend en effet aucun député issu de groupes de gauche, alors que le règlement dispose que ces nominations doivent se faire en s'"efforçant de reproduire la configuration politique de l'Assemblée".

"Bien qu'il ne soit plus député, ni responsable du mouvement ou président du groupe parlementaire, et bien que cette commission d'enquête ne respecte pas le règlement de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon se déclare prêt à répondre à cette invitation", a indiqué le service de presse de LFI.

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin doit également être entendu le même jour par les députés qui ont déjà auditionné plusieurs personnalités ou responsables, comme le directeur du renseignement de la Préfecture de police de Paris ou le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, des auteurs d'ouvrages visant La France insoumise mais aussi des chercheurs universitaires.

Le 2 décembre, c'est la patronne des écologistes, Marine Tondelier, qui est passée sur le gril. Venue du rappeur controversé Médine lors des universités d’étés des Écologistes en 2023, querelle sur le burkini dans les piscines de Grenoble, ville dirigée par un maire écolo, ou encore lien entre Marine Tondelier et l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri... Les députés se sont bien souvent contentés d'énumérer une série de polémiques éloignées du cœur du sujet.

"La moitié de vos remarques n’avaient pas grand-chose à voir avec l’entrisme islamiste", a constaté Marine Tondelier, rappelant à propos du burkini que "la laïcité ne s’applique pas à la piscine, ce sont les lois d’hygiène qui dépendent de l’établissement".

"Aller prier, porter un voile, manger halal ne menace pas la République. Ce qui menace la République, ce sont des organisations religieuses ou idéologiques structurées, diffusant la haine et cherchant à imposer des normes contraires aux droits et aux libertés publiques, y compris des organisations catholiques, comme l'a montré l'exemple de l'association d'extrême droite intégriste Civitas", a encore estimé la patronne des écologistes.

Après plus d'un mois et demi d'audition, cette commission d'enquête, dont le président est le LR Xavier Breton et le rapporteur le ciottiste Matthieu Bloch, semble avoir manqué sa cible. Si les députés ont évoqué la menace terroriste islamiste, le séparatisme, la laïcité ou encore les influences étrangères, bien peu d'éléments ont émergé sur "les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste".

Exemple révélateur avec l'audition de Nicolas Roche, secrétaire général du SGDSN (Secrétariat général de La Défense et la Sécurité nationale), le 6 novembre. "Quels liens identifiez-vous entre des mouvances islamistes et des mouvements politiques français ? Ces liens sont-ils particulièrement marqués dans certains mouvements ou partis politiques ?", presse le rapporteur Matthieu Bloch après un long échange sur la question des ingérences numériques. Réponse de l'intéressé : "Je n’ai aucune compétence sur le sujet".

Entendu fin octobre par la commission, le chercheur au CERI de Sciences Po Laurent Bonnefoy a confié sa "réticence" à parler "d'influence islamiste sur les élus" en France.

"La place de l’islamisme [...] en tant qu’interface avec des décideurs politiques, est minime : il n’y a ni élu ni parti islamiste", affirmait le politiste. "On peut observer, localement, un clientélisme autour d’acteurs religieux musulmans dans le cadre, par exemple, de l’attribution de financements à des associations qui seraient à la limite de ce qui est permis par la loi de 1905. Mais il me semble que ce type de clientélisme n’a pas pleinement de couleur politique".

Là où la commission devait faire la lumière sur les "compromissions de certaines forces politiques avec les islamistes et les ennemis de la France", selon les mots de Laurent Wauquiez, le président du groupe parlementaire "droite républicaine", les résultats s'annoncent bien minces, renforçant les soupçons d'une instrumentalisation politique.

Retoquée début juin, la demande de création de la commission avait finalement été validée grâce au vote des élus Renaissance après avoir été expurgée de ses mentions à la France Insoumise. Pour Laurent Wauquiez, il s'agissait de reprendre la main après son humiliante défaite face à Bruno Retailleau pour la présidence des Républicains.

Avant les élections municipales de mars 2026, la commission agit désormais comme un moyen de désigner l'ennemi commun pour resserrer les rangs à droite face au péril que représenterait le parti de Jean-Luc Mélenchon, accusé de dérive "antisémite" et "communautariste".

Invité mercredi sur TF1, Laurent Wauquiez a confirmé la règle en cas de second tour sans candidat LR : "Tout sauf LFI", a martelé le député de la Haute-Loire, marquant un tournant par rapport aux législatives de 2024 où le parti n'avait pas donné de consigne de vote.

"Cela veut dire voter blanc, voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti", a expliqué le conseiller régional d'Auvergne Rhône-Alpes dont le parti a pourtant largement bénéficié du front républicain contre le Rassemblement national (RN) lors des dernières législatives.

Un an après le psychodrame déclenché par le pacte entre Eric Ciotti, alors président de LR, et Marine Le Pen, la normalisation de l'extrême droite poursuit son bonhomme de chemin à l'ombre de la diabolisation de "l'extrême gauche".

https://www.france24.com/fr/france/20251203-lfi-islamisme-commission-enqu%C3%AAte-peine-cacher-arri%C3%A8re-pens%C3%A9es-politiciennes-m%C3%A9lenchon-wauquiez-tondelier?utm_slink=go.france24.com%2Ft0E&utm_term=FRANCE24&utm_campaign=facebook&utm_source=nonli&utm_medium=social

A suivre...
Auteur : Bigben  
251/613

Date :    05-12-2025 18:25:58


@2 posts ci-dessus : ouh, visiblement, certain(e)s l'ont mauvaise,
--> car il n'y a que la... vérité qui fâche !! ...
Auteur : Rosalie1334 
252/613

Date :    05-12-2025 18:36:33


@ Sosso :

Prendre un peu de hauteur et contempler le spectacle politique qui se joue en ce moment.
Tout est fait pour diviser les Français afin que la bourgeoisie prospère.

Le RN a choisi de la servir, c'est incontestable.
Auteur : Bigben  
253/613

Date :    05-12-2025 19:00:24


@posts 358 & 359 : ouh, visiblement, certain(e)s l'ont mauvaise,
--> car il n'y a que la... vérité qui fâche,
--> malgré les déplorations amères (et mensongères) de la Rosalie,
--> cf. son post ci-dessus ! ... /
Auteur : Soaltruiste 
254/613

Date :    05-12-2025 19:43:51


Rassemblement national : Jordan Bardella au centre d’une plainte pour son média training financé par le Parlement européen

L’association AC !! Anti-Corruption a porté plainte auprès du parquet national financier (PNF), à propos d’une formation de relation avec les médias, qu’aurait suivi Jordan Bardella pour les élections présidentielles de 2022. Selon les informations du « Canard enchaîné », ce média training aurait été financé illégalement avec des subventions du Parlement européen.

Publié le 5 décembre 2025
La rédaction

Jordan Bardella pourra mettre à contribution son apprentissage pour se défendre. L’association AC !! Anti-Corruption a déposé plainte, vendredi 5 décembre, contre X pour détournement de fonds publics autour d’une formation de média training au Rassemblement national (RN).

Financée par le Parlement européen, cette formation menée par Pascal Humeau, engagé par le RN à partir de 2019, aurait servi au président du parti d’extrême droite pendant la campagne présidentielle française de 2022. « Les fonds détenus par les membres du Rassemblement national en leur qualité d’eurodéputés » auraient ainsi été utilisés « à des fins étrangères à leur attribution », est-il inscrit dans la plainte adressée au parquet national financier (PNF), que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter.

« En vue de la préparation de l’élection présidentielle »

L’association s’appuie sur un article du Canard Enchaîné qui « révèle qu’à partir de septembre 2021 » un formateur a été chargé d’aider Jordan Bardella, « non pas sur sa connaissance de l’actualité européenne, mais en vue de la préparation de l’élection présidentielle française de 2022 » – où la cheffe de file du RN, Marine Le Pen, était candidate.

Or le formateur du média training avait été engagé pour « préparer à l’exercice médiatique les élus européens du Rassemblement national » et était « payé par le Parlement européen sur le fondement de l’enveloppe budgétaire mise à la disposition des élus » européens, poursuit AC !! Anti-Corruption.

« Jordan Bardella conteste bien entendu ces accusations qui le visent dans le contexte politique que l’on connaît, et se réserve le droit d’engager des poursuites en diffamation et dénonciation calomnieuse », annonce le parti d’extrême droite, questionné par l’AFP. Cette plainte s’inscrit « dans la suite des différentes affaires de financement occulte de ce parti et qui visent à capter l’argent où qu’il se trouve afin de nuire à l’égalité des partis et au pluralisme démocratique », annonce Me Jérôme Karsenti, avocat d’AC !! Anti-Corruption.

« Le RN pille sans vergogne les fonds publics pour étendre son hégémonie politique », dénonce encore le conseil de l’association, qui réclame que la justice française et le parquet européen envisagent « l’ensemble des affaires qui affectent le RN de manière globale et systémique ».

AC !! Anti-Corruption souhaite que sa plainte soit mise en perspective avec l’affaire des assistants parlementaires européens, qui a notamment valu à Marine Le Pen d’être condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire. La cheffe de file du RN sera jugée en appel du 13 janvier au 12 février 2026.

https://www.humanite.fr/politique/detournement-de-fonds/rassemblement-national-jordan-bardella-au-centre-dune-plainte-pour-son-media-training-finance-par-le-parlement-europeen

Auteur : Soaltruiste 
255/613

Date :    05-12-2025 19:50:15


Sa majesté....

"Qu'il arrête l'image de président sympa": Macron a-t-il renvoyé un préfet pour une histoire de pluie?

Guillaume Dussourt
Hier à 14h32

Le président de la République Emmanuel Macron est accusé d'être à l'origine du renvoi du préfet du Pas-de-Calais Laurent Touvet. La raison? La visite du chef d'Etat à Arras le 19 novembre dernier, où son convoi présidentiel a été bloqué par des agriculteurs en colère, forçant Emmanuel Macron a finir son trajet à pied et... sous la pluie.

Laisser le président de la République marcher 500 mètres sous la pluie peut coûter cher. C'est ce qu'a appris à ses dépens Laurent Touvet le préfet du Pas-de-Calais après une visite d'Emmanuel Macron à Arras le 19 novembre dernier.

Ce jour-là, le convoi présidentiel est obligé de faire un détour à cause d'une manifestation d'agriculteurs sur le passage du cortège, alors que le Président doit rencontrer des journaux quotidiens régionaux au siège local de La Voix du Nord. Pour éviter de croiser les manifestants, les motards décident de prendre une autre route. Mais le cortège d'Emmanuel Macron se retrouve nez à nez avec des agriculteurs en colère et des tracteurs l'empêchant d'aller plus loin, révèle Le Canard enchaîné.

Les responsables du Groupe de sécurité du président de la République (GSPR) demandent donc au chef de l'Etat de quitter son véhicule pour rejoindre le lieu du rendez-vous à 500 mètres de là et sous la pluie.

Une marche qui aurait fortement déplu à Emmanuel Macron qui aurait dans la foulée limogé le préfet du Nord Laurent Touvet, en poste depuis mars dernier, en raison de la mauvaise gestion de cette manifestation qui aurait pu avoir des impacts sur la sécurité du Président.

Un licenciement qui fait réagir ce mercredi sur le plateau des Grandes Gueules. A commencer par Emmanuel De Villiers dont l'ex-préfet est le beau-frère de son frère, le général De Villiers: "Je le connais depuis 37 ans et c'est un grand commis de l'Etat. C'est son 5e poste de préfet, il a un parcours de service de la république exceptionnel et il est dans un département-clé", défend-il. "On peut s'étonner, fallait-il que le préfet déclenche des heurts pour désengorger la route? Arras est une ville enclavée, le préfet a agi en grand professionnel", ajoute Emmanuel De Villiers.

"Lui reprocher la pluviométrie sur les mocassons présidentiel, c'est fort de café", conclut-il.

"Je ne veux pas croire que c'est vrai, que le Président qui nous a tiré une séquence bien fun lorsque son cortège était bloqué à New York, va limoger un préfet parce qu'il a fait 500m sous la pluie", tacle Joëlle Dago-Serry. "Qu'il arrête les coups de comm et l'image de président sympa, non il n'est pas sympa. A la rigueur il appelle le préfet et l'engueule et ça s'arrête-là", juge-t-elle.

"Ce qui est reproché, c'est qu'il n'y avait pas d'itinéraire bis", estime Olivier Truchot. "Et un déplacement présidentiel, on veut que tout se passe bien". "Qu'un Président vire un préfet, il n'y a rien de nouveau sous le soleil, ça a toujours été un fusible le préfet", conclut Alain Marschall alors que selon Ici Pas-de-Calais, l'équipe du préfet aurait elle-même reconnu des manquements à la sécurité.

https://rmc.bfmtv.com/actualites/politique/qu-il-arrete-l-image-de-president-sympa-macron-a-t-il-renvoye-un-prefet-pour-une-histoire-de-pluie_AV-202512040606.html
Auteur : Soaltruiste 
256/613

Date :    06-12-2025 18:30:12


Paris : la maire du VIIIe rembourse enfin ses 36 000 euros de vêtements achetés via ses frais de mandat

Engluée dans une polémique après avoir révélé le montant de ses frais de représentation, la maire LR du VIIIe arrondissement de la capitale, Jeanne d’Hauteserre, avait promis de rembourser. Elle a déjà effectué un premier versement de ses frais de mandat.

Par Xavier Martinage, Journaliste
Publié le 5 décembre 2025

Extraits :

Interrogée sur ses frais de mandat, la maire du VIIIe arrondissement de Paris avouait avoir dépensé pas moins de 35 779,65 euros en quatre ans et demi. «J’assume mes dépenses, elles sont légales. Je comprends que les concitoyens ne se mettent pas à notre place», lançait-elle, ajoutant qu’en tant que femme, «on a tendance à vouloir avoir de belles choses, et des choses qui durent». Surtout, Jeanne d’Hauteserre se plaisait à faire vivre «cette image de maire toujours bien sapée, toujours élégante».

Face à la polémique, l’édile avait promis de rembourser quelques jours plus tard, du moins «voir dans quelle mesure ce remboursement est possible et comment il faut procéder». Deux mois plus tard, elle aurait effectué un premier remboursement, a appris Le Parisien. Jeanne d’Hauteserre aurait versé environ 13 000 euros à la mairie de Paris, comme elle l’a confirmé à nos confrères. Les deux autres versements devraient intervenir aux mois de janvier et février 2026.

Comment est-elle parvenue à rembourser cette première enveloppe de frais de mandat ? Après avoir saisi la commission de déontologie de la Ville de Paris, elle a vu «avec le service de la trésorerie, comment justifier les sommes à reverser» et cela a été «possible via les factures d’achats», a-t-elle confié au Parisien. Mais comme elle l’avait réclamé début octobre, la maire du VIIIe arrondissement souhaiterait que son acte soit suivi par ses confrères. «J’espère que d’autres suivront», disait-elle déjà dans Le Parisien.

Là encore, elle relance son appel, et va même plus loin en réclamant la suppression de ces frais étant donné la conjoncture actuelle. «C’est un privilège que les élus, parlementaires aussi, ont, mais dans la conjoncture actuelle, je considère qu’il faut les supprimer alors qu’on demande à nos concitoyens des efforts et d’être plus taxés.» Elle ajoute que même si «ces frais sont légitimes», elle en a fait «une question d’honneur».

Un discours qui tranche avec ses déclarations maladroites d’il y a deux mois. Jeanne d’Hauteserre avait alors déclaré : «Je profite de l’occasion pour remercier tous nos concitoyens qui travaillent et qui nous permettent d’avoir ces indemnités.» A ce jour, l’enveloppe mensuelle pour effectuer des frais liés à l’apparence est aux alentours de 990 euros pour un maire d’arrondissement. Cette polémique avait débuté avec les révélations sur les frais de déplacement et de représentation d’Anne Hidalgo, évalués à 210 000 euros en quatre ans.

https://www.capital.fr/economie-politique/paris-la-maire-du-viiie-rembourse-enfin-ses-36-000-euros-de-vetements-achetes-via-ses-frais-de-mandat-1521660

Il t'aura fallu tout de même une polémique lancée, pour que tu veuilles rembourser !

36 000 € on serait curieux de savoir, où tu t'habilles ?!!!

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