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Date : 19-12-2025 10:47:44
L’avocate du procès des viols de Mazan, Nadia El Bouroumi, suspendue quatre mois dont deux avec sursis
A.G - 18/12/2025
Le conseil régional de discipline de la cour d’appel de Nîmes vient de rendre sa décision concernant l’affaire de l’avocate avignonnaise Nadia El Bouroumi. Cette dernière avait été convoquée le 26 novembre dernier à Nîmes après les poursuites initiées par le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Avignon, Maître Philippe Cano. Ce dernier avait déposé une procédure disciplinaire le 13 décembre 2024 visant notamment deux vidéos publiées sur les réseaux sociaux, par Maître El Bouroumi pendant le procès des viols de Mazan.[/b] [b]Sur l’une d’elles, le 20 septembre 2024, on voit la pénaliste avignonnaise danser dans sa voiture sur la chanson ‘‘Wake me up before you go go’’ (réveille-moi avant que tu partes) du groupe Wham. Sur celle publiée la veille, Nadia El Bouroumi se filme en train de parler de l’audience du jour : « Pfiouuuuu ! On a diffusé des photos de Madame qui sont effectivement euh… dans des positions qui posaient problème puisque depuis quelques jours, elle nous expliquait que jamais jamais jamais elle n’avait participé à quoi que ce soit ».
Sur l’une d’elles, le 20 septembre 2024, on voit la pénaliste avignonnaise danser dans sa voiture sur la chanson ‘‘Wake me up before you go go’’ (réveille-moi avant que tu partes) du groupe Wham. Sur celle publiée la veille, Nadia El Bouroumi se filme en train de parler de l’audience du jour : « Pfiouuuuu ! On a diffusé des photos de Madame qui sont effectivement euh… dans des positions qui posaient problème puisque depuis quelques jours, elle nous expliquait que jamais jamais jamais elle n’avait participé à quoi que ce soit ».
Conseil de deux coaccusés dans ce procès hors norme, Nadia El Bouroumi a été reconnue « coupable d’avoir manqué aux obligations déontologiques de dignité, conscience et délicatesse » dans la vidéo du 20 septembre 2024.Elle a été, en revanche, relaxée du chef des poursuites concernant la publication de la vidéo de la veille. Le conseil régional de discipline a prononcé une interdiction temporaire d’exercice de la profession d’avocat de quatre mois, dont deux mois assortis d’un sursis. Bien en deçà des 18 mois auxquels elle s’exposait.
À titre de peines complémentaires, le CRD ordonne également l’interdiction pour l’avocate de faire partie du Conseil de l’Ordre, du conseil national des Barreaux pendant trois ans. Enfin, dans sa décision, le conseil de discipline prescrit à Maître El Bouroumi de suivre une formation en déontologie de 20 heures sur deux ans. Contactée, l’avocate a annoncé vouloir faire appel de cette décision.
Contactée par Vaucluse matin, l’avocate annonce vouloir faire appel de cette décision. « Dans ce procès délicat, dans lequel je me suis battue pour que le droit de la défense puisse être respecté, je n’ai pas été soutenue ni par l’ordre des avocats, ni par la profession. En me condamnant, cela montre que la parole de l’avocat n’est pas libre ». Et cette dernière de poursuivre : « Ils fondent leur décision en disant que ce n’est pas dans l’exercice de la défense que j’ai tenu ces propos-là, alors que si. C’est dans le cadre du procès Pelicot dans lequel on n’arrivait pas à travailler sereinement. »
Tout cela Nadia El Bouroumi souhaite l’expliquer dans un livre qu’elle souhaite publier prochainement : « Ça m’a motivée à l’écrire pour expliquer comment tout cela s’est déroulé. » L’appel qui devrait être formulé prochainement est suspensif. Pour l’heure l’avocate peut poursuivre son activité.
https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2025/12/18/l-avocate-nadia-el-bouroumi-suspendue-quatre-mois-dont-deux-avec-sursis
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