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Date : 27-02-2026 22:12:04
Le Conseil d’État confirme la classification de LFI à « l’extrême gauche » pour les municipales
La plus haute juridiction administrative avait été saisie par la formation mélenchoniste, qui conteste cette décision prise par le ministère de l’intérieur.
Publié le 27 février 2026
La rédaction
Le Conseil d’État a confirmé, dans une décision rendue vendredi, la classification de La France insoumise à « l’extrême gauche » et celle de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, à « l’extrême droite » pour les élections municipales de mars 2026 après avoir été saisi par les deux formations politiques, qui contestaient cette décision du ministère de l’Intérieur.
« Le Conseil d’État juge, compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, que ni le classement de LFI dans le bloc de clivages extrême gauche, ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages extrême droite ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation », écrit la plus haute juridiction administrative dans un communiqué publié vendredi soir.
La haute juridiction valide donc le réétiquettage très politique du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, qui avait suscité l’ire des insoumis, qui se réclament eux de la « gauche radicale » ou de la « gauche de rupture ». En 2024, LFI était classé à gauche. « Notre stratégie et les orientations de notre programme n’ont pas changé depuis », a fait valoir le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard, qui y voit une « une opération malhonnête du ministre de l’Intérieur qui veut manipuler les nuances pour tenter d’affaiblir la France insoumise. »
Une nouvelle grille de résultats
Cela signifie que les résultats des insoumis aux municipales seront intégrés au bloc de clivage extrême gauche, l’une des grilles de lecture des résultats proposées par Beauvau, aux côtés du NPA et de Lutte ouvrière. Et seront donc distincts du total gauche attribué aux socialistes, communistes et écologistes.
Ce choix avait interrogé de nombreux chercheurs en sciences politiques et personnalités de gauche, qui rappellent que LFI est un parti réformiste, quoiqu’on pense par ailleurs de leur programme. « L’extrême gauche défend historiquement l’abolition du droit de propriété, il ne me semble pas que le plafonnement des loyers, qui est par ailleurs dans le programme des écolos, révèle de cela », ironise la députée écologiste Sabrina Sebaihi, auprès de l’Humanité.
https://www.humanite.fr/politique/conseil-detat/le-conseil-detat-confirme-la-classification-de-lfi-a-lextreme-gauche-pour-les-municipales
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