|
297/577
Date : 05-01-2026 10:30:07
Depuis des années, le Venezuela sert d’avant-poste lié aux Gardiens de la révolution iraniens, permettant à l’Iran et au Hezbollah de blanchir de l’argent, de faire passer en contrebande de l’or et du pétrole, de trafiquer de la drogue et de financer le terrorisme, notamment par l’intermédiaire d’agents basés au Venezuela. L’éviction de Maduro menace donc désormais les filières financières de l’Iran et les réseaux criminels du Hezbollah en Amérique du Sud, ce qui pourrait limiter la capacité de Téhéran à projeter sa puissance et à financer le terrorisme à l’échelle mondiale.
Dans le même temps, gros coup de chaleur pour la république islamique qui voit les manifestations se multiplier à l’intérieur du pays. La défaite de l'axe iranien dans la guerre des 12 jours a accru les critiques publiques à l'égard de la politique d'investissement dans le terrorisme. Les citoyens, confrontés à l'inflation et à la dégradation désastreuse de leurs conditions de vie, rejettent désormais cette stratégie. Un des slogans scandés lors des manifestations résume ce rejet : "Ni pour Gaza, ni pour le Liban, je ne donnerai ma vie que pour l'Iran."
Selon la presse britannique, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait mis au point une stratégie de repli pour fuir le pays au cas où son appareil sécuritaire ne parviendrait pas à contenir la dissidence croissante. Si les forces armées et de police chargées de réprimer les troubles commencent à déserter ou à faire défection, l’homme de 86 ans a l’intention, tel Bachar el-Assad avant lui, de quitter Téhéran pour la Russie avec une suite d’une vingtaine de membres de sa famille et d’assistants et en emportant, bien évidemment, une fortune estimée à 95 milliards de dollars.
|