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Des « déchets » venus de pays « crasseux » : Trump poursuit sa guerre raciste contre les migrants
Dans un meeting censé vanter sa politique économique, Donald Trump s’en est pris une fois encore aux migrants, mercredi 10 décembre 2025. Avec une violence toujours plus assumée.
Par AFP
Publié: 11 Décembre 2025
EXTRAITS
En 2018, Donald Trump a contesté avoir parlé de « pays de merde » dont les ressortissants émigrent aux États-Unis. Désormais, il assume. Et pousse encore plus loin sa rhétorique anti-immigration aux accents xénophobes.
Mercredi 10 décembre 2025, pendant un meeting en Pennsylvanie censé vanter sa politique économique, le président américain a repris très ouvertement cette expression qui avait fait scandale quand la presse l’avait rapportée pendant son premier mandat. « Nous avons eu une réunion (avec des élus, ndlr) et j’ai demandé “Pourquoi est-ce que nous ne prenons que des gens qui viennent de pays de merde ?”. “Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir des gens de Suède, de Norvège ?”», a rapporté Donald Trump.
« Mais nous ne prenons que des gens de Somalie, a poursuivi le dirigeant républicain. Des endroits calamiteux. Crasseux, sales, dégoûtants, gangrenés par la criminalité. » Récemment, il avait qualifié les migrants somaliens de « déchets ».
Ces propos « sont une preuve de plus de son programme raciste », a commenté sur X Ed Markey, sénateur de l’opposition démocrate. L’élu républicain Randy Fine a au contraire pris la défense de Donald Trump. « Toutes les cultures ne se valent pas », a-t-il dit sur CNN, ajoutant « le président parle un langage que les Américains comprennent ».
Pendant sa campagne, Donald Trump a multiplié les attaques contre les immigrés en situation irrégulière, venus en particulier d’Haïti et d’Amérique latine, accusés « d’empoisonner le sang » du pays. Un vocabulaire comparable à celui qu’employaient les nazis à propos des Juifs.
En décrivant les immigrés comme des « sangsues », selon le terme employé par la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, la Maison Blanche désigne une cible à l’heure où les Américains s’inquiètent du coût de la vie. Mais selon Carl Bon Tempo, « quand l’immigration s’impose comme un sujet, c’est parfois à cause de l’économie, mais aussi à cause de questions plus fondamentales autour de ce que cela signifie d’être Américain ».
https://www.courrier-picard.fr/id681434/article/2025-12-11/des-dechets-venus-de-pays-crasseux-trump-poursuit-sa-guerre-raciste-contre-les
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