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468/478
Date : 10-09-2026 12:52:04
@ 466
Il semblerait que vous ne sachiez dire que cela.
Comme une incantation,
un ricanement.......
Quentin ! Quentin ! Quentin !
Très bien : UN
mort attribué à gauche en 2026, Quentin Deranque.
Maintenant, faisons le même exercice à droite.
Rien qu'en France, on peut notamment citer :
• Habib Ghemzi (1983) — assassiné lors d’une ratonnade raciste menée par des jeunes d’extrême droite.
• Selim (1983) — jeune Maghrébin assassiné à Aix-en-Provence par un membre d’une bande de ratonneurs.
• un jeune Mauricien (1990, Le Havre) — torturé puis jeté à l’eau par des skinheads néonazis de Blood & Honour.
• Ibrahim Ali (1995, Marseille) — 17 ans, abattu par des colleurs d’affiches du FN.
• Brahim Bouarram (1995, Paris) — 29 ans, jeté dans la Seine par des skinheads proches de la mouvance néonazie, en marge du défilé du FN.
• Clément Méric (2013, Paris) — militant antifasciste tué lors d’une confrontation avec des militants d’extrême droite.
• Federico Martín Aramburu (2022, Paris) — ancien international argentin de rugby, abattu par deux militants liés à l’ultradroite/GUD. Le procès des deux accusés s’est ouvert en septembre 2026.
• Ismaël Ali (2026, région lyonnaise) — décès attribué à des individus liés à l’ultradroite selon les recensements de violences politiques récents.
Et ça, c’est sans compter les innombrables agressions racistes et violences des réseaux skinheads/nazis des années 70-90.
Donc oui, on peut parler de Quentin et condamner sans réserve ceux qui l’ont tué.
Mais ...
Présenter Quentin comme " la preuve que la gauche est plus violente "
en oubliant des décennies de violences mortelles d’extrême droite, c’est pour le moins sélectif.
Et surtout : Quentin ≠ Nahel ≠ Théo......
Une bagarre entre militants politiques et une intervention policière ne sont pas la même catégorie de faits.....
Un recensement publié en 2025 par StreetPress comptabilisait au moins 566 morts depuis la mort de Zyed et Bouna en 2005, à la suite d'interventions des forces de l'ordre...
On fait le décompte ?
Parmi les cas les plus connus :
Édouard Mazé (1950) — tué d'une balle lors d'une manifestation ouvrière à Brest.
Gilles Tautin (1968) — mort noyé alors qu'il était poursuivi par la police.
Jean-Pierre Thévenin (1968) — retrouvé mort dans une cellule de commissariat.
Malik Oussekine (1986) — mort après avoir été frappé par des policiers lors des manifestations étudiantes.
Zyed Benna et Bouna Traoré (2005) — morts électrocutés dans un transformateur alors qu'ils fuyaient la police à Clichy-sous-Bois.
Lamine Dieng (2007) — mort lors de son interpellation à Paris.
Ali Ziri (2009) — mort après son interpellation à Argenteuil.
Amine Bentounsi (2012) — abattu dans le dos par un policier lors d'une course-poursuite ; le policier a finalement été condamné en appel en 2017 pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Adama Traoré (2016) — mort après son interpellation à Beaumont-sur-Oise ; la justice a finalement rendu un non-lieu pour les gendarmes en 2023.
Alhoussein Camara (2023) — tué par un policier lors d'un contrôle routier.
Et Nahel Merzouk (2023) , tué par un policier à Nanterre lors d'un contrôle routier après un refus d'obtempérer.
Ce n'est pas seulement une question de tirs : les décès surviennent aussi lors de poursuites, d'interpellations, de gardes à vue, de chutes, de noyades, etc
Les historiens du phénomène de violence politique ont justement recensé une létalité historiquement beaucoup plus importante de l’extrême droite que de la gauche en France . C'est factuel et documenté et........
" Y a pas photo " !
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