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Date : 29-12-2025 17:51:14
Christophe Matho :
« le parti de l’étranger. » Extraits
[ Depuis plus de deux siècles, la droite de la droite a été accusée plusieurs fois, parfois à juste titre, d’être «le parti de l’étranger».
Dès 1789, une partie de la noblesse refuse la France nouvelle, fuit le pays, se place sous la protection de l’Autriche, de la Prusse ou de l’Angleterre. Certains émigrés vont jusqu’à combattre la France révolutionnaire dans les armées étrangères. C’est là que naît l’expression le «parti de l’étranger».
Après Waterloo, Louis XVIII revient sur le trône grâce aux puissances victorieuses du Congrès de Vienne…
Sous la Monarchie de Juillet, les légitimistes tournés vers les cours européennes, Autriche, Espagne, sont accusés par les orléanistes d’être le relais des puissances étrangères hostiles à la France.
Les Républicains leur adressent le même reproche après 1870.
Au début du XXᵉ siècle, la droite catholique ultramontaine refuse la laïcité et dit «se placer sous l’autorité directe du pape». Elle est dénoncée par les républicains comme «le parti de Rome», c’est à dire une force politique alignée sur une puissance étrangère.
Dans les années 1930, les ligues nationalistes et une partie de l’extrême droite française admirent ouvertement Mussolini, Hitler ou Franco. La Cagoule reçoit même argent, armes et soutien de l’Italie fasciste. Pour les républicains, l’extrême droite devient alors clairement le parti de l’étranger fasciste.
Vichy collabore politiquement, économiquement et militairement avec l’Allemagne nazie, tandis que la Milice, le PPF, la LVF ou la division Charlemagne voient des Français combattre sous uniforme étranger pour une puissance occupante.
Plus récemment, une partie de l’extrême droite française affiche une fascination assumée pour Vladimir Poutine, Donald Trump ou Viktor Orbán.
Comment des mouvements qui se présentent comme les gardiens de la nation peuvent ils chercher des modèles, des soutiens ou des sanctions à l’étranger ?
En réalité, ce n’est pas un paradoxe mais une constante historique.
Les forces anti républicaines ne défendent pas la France comme communauté politique issue du suffrage, mais une France mythifiée, identitaire, civilisationnelle, souvent incompatible avec la France réelle. ]
Florian Philippot s’est réjoui publiquement il y a quelques jours, que l’administration de Trump interdise un responsable français de séjourner aux USA.
Patriote ? Vraiment ?
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