Malgré 16 ans de manipulation des institutions, des média, des procédures électorales et malgré le soutien des grandes figures de l'extrême droite illibérale, le peuple se rebiffe !
[ Le chantier qui attend Péter Magyar est immense.
"Le Fidesz a placé à tous les niveaux de l'État, des médias, de la culture, de la justice, des partisans, des fidèles", souligne Laure Neumayer.
Dès le soir de sa victoire, Magyar a appelé à la démission des dirigeants du Conseil des médias, de la Cour suprême et de l'autorité de protection de la concurrence.
"Le grand défi de Péter Magyar va être de remodeler le système institutionnel dans le sens de la restauration de l'état de droit et de l'indépendance des contre-pouvoirs." ]
De 1976 à 1983 (ce qui n’est pas si loin), l’Argentine a connu la période la plus sombre de son histoire : une dictature militaire.
Le coup d’État qui a placé les militaires au pouvoir a été soutenu par l’église catholique : il s’agissait de rétablir « l’ordre moral chrétien » et la défense de la « civilisation occidentale chrétienne ».
Malgré ses penchants franchement antisémites, ce régime a été fourni en armes par 95 % par l’État d’Israël, pendant toute sa durée.
Depuis son élection, MILEI tente de réécrire l’histoire pour relativiser les crimes de la dictature.
Aujourd’hui, il cherche à contre le travail de la BNDG ( Banque nationale de données génétiques ) par des coupes budgétaires.
Cet organisme public aide les familles à retrouver les bébés « volés ». Seulement 130 ont été retrouvés jusqu’à présent.
Ces jours-ci, un juge fédéral argentin a ordonné au gouvernement de MILEI, de débloquer immédiatement les fonds nécessaires pour assurer le fonctionnement de la BNDG.
La dictature militaire argentine qui a sévi de 1976 à 1983 a été dénommée officiellement : « Processus de réorganisation nationale »
Elle a fait près de 30 000 "desaparecidos" et 9 000 prisonniers politiques fusillés.
Un million et demi d'Argentins ont fui le pays et 500 bébés ont été arrachés à leur famille pour être donnés à des personnes proches du gouvernement militaire.
C'est cet épisode sombre et relativement récent dans l'histoire de l'Amérique latine que Xavier MILEI, président d'extrême droite, illibéral (comme Orbàn) veut effacer de la mémoire des Argentins.
Les "mères de la place de Mai" vont continuer leur combat.
Addendum au post ci-dessus : --> voui, en plus de leur incompétence (mâtinée d'escroquerie -- l'une n'empêchant nullement l'autre, bien au contraire ! ) , cette engeance ose afficher le front (ridicule) de leur candidature ! ...
P.-S. : perso, ce que je retiens entre autres mesures imposées par Philippe,
--> c'est la limitation de vitesse à 80 km/h (qu'il était impossible de respecter sur longues distances) !