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Date : 30-08-2026 19:15:04
@ Jo
L'implosion programmée : Derrière l'enquête d'Haaretz, la doctrine coloniale du chaos à Gaza.
www.haaretz.com/opinion/editorial/2026-08-28/ty-article-opinion/gaza-militias-are-israels-war-crime-proxies/000001a0-44c2-d02f-a9ed-5cebd1460000
[ L’enquête publiée par le quotidien Haaretz ne révèle pas une simple dérive sécuritaire : elle met à nu l’ADN d'une stratégie coloniale classique. En armant, finançant et couvrant logistiquement un réseau de milices locales et de clans criminels à Gaza, l'appareil de sécurité israélien applique une méthode éprouvée de "diviser pour régner", calquée sur les pires heures de la colonisation française ou britannique.
Il s'agit d'une tentative méthodique de liquider toute forme de nationalisme palestinien, qu'il soit laïque, islamiste ou de gauche, en détruisant les fondements mêmes d'une société organisée.
La sous-traitance du crime comme arme de guerre
L'enquête d'Haaretz démontre que l'armée israélienne utilise des groupes de bandits et des factions dissidentes comme supplétifs de l'occupation, en leur octroyant le contrôle des routes de l'aide humanitaire et le droit de piller ou d'extorquer les civils sous protection militaire, Tel-Aviv ne cherche pas à stabiliser l'enclave, mais à y générer un chaos structurel.
Briser l'appareil social, effacer l'État
La "clanisation" forcée de Gaza vise à substituer des bandes armées sans projet politique à des structures de gouvernance unifiées. En fragmentant le territoire en fiefs mafieux, la stratégie cherche à rendre la bande de Gaza définitivement ingouvernable.
C’est l’argument ultime recherché par le gouvernement de Benyamin Netanyahou : acter l'absence d'un interlocuteur unique pour verrouiller politiquement et géographiquement toute possibilité d'un État palestinien souverain.
Cette instrumentalisation rappelle les "forces supplétives" ou les tentatives de créer des contre-pouvoirs locaux artificiels durant la guerre d'Algérie par la France.
L'histoire enseigne que ces structures, privées de toute légitimité populaire et uniquement maintenues en vie par la puissance occupante, finissent toujours par s'effondrer. Elles ne servent qu'à maximiser les souffrances civiles à court terme pour retarder l'inévitable : l'émancipation nationale. ]
Rebecca Hurriyet Bourahla
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