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Date : 19-01-2026 21:19:46
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16/01/2026
Industrie du vaccin : les perspectives s’assombrissent après la réduction de plus de 50% des recommandations vaccinales pour les enfants aux USA
En avril dernier, les nuages semblaient déjà s’accumuler pour l’industrie du vaccin : en effet aux USA, principal marché des vaccins, le nouveau Secrétaire à la Santé, Robert Kennedy Jr, avait annoncé que le rôle potentiel des vaccins sur la montée en flèche des maladies chroniques (dont l’autisme) des jeunes serait – entre autres causes - une priorité du programme Make America Healthy Again (MAHA). Il avait aussi annoncé investiguer le renforcement des études pré-validation (sécurité et efficacité) des vaccins.
La réduction le 5 janvier par le CDC (Centers for disease control and prevention) des recommandations vaccinales pour les jeunes à une dizaine de maladies via 30 injections, contre 18 maladies via 86 injections auparavant, est un choc direct pour l’industrie, même si ce n’est pas le premier : le premier fut le renvoi le 9 juin 2025 de l’ensemble des 17 membres du comité clef du CDC sur la vaccination, l’ACIP (advisory committee for immunization program) en raison notamment de liens trop étroits avec l’industrie. Et leur remplacement le 16 juin par 8 nouveaux membres dont plusieurs figures de la contestation des vaccins ARN, comme Robert Malone, Retsef Levi, Martin Kulldorff.
Certes, la réduction de la ‘routine’ vaccinale fédérale ne fait qu’aligner les US sur les pratiques européennes (Allemagne, Danemark, France…), comme l’avait demandé début décembre dernier Trump par circulaire au secrétaire Kennedy, mais la diminution est massive pour l’industrie. Le taux effectif de vaccination a déjà baissé ces dernières années, et la décision fédérale ne pourra qu’entretenir ce mouvement au grand dam de l’industrie. Bien sûr, les vaccins demeurent en vente, et les parents, avec le conseil des praticiens, pourront continuer à les faire administrer. Et l’on peut faire confiance à l’industrie pour chercher à « suggérer » aux praticiens d’insister auprès de leurs patients pour ne pas tenir compte du changement de recommandation fédérale.
La sortie d’un vaccin de la routine fédérale a d’ailleurs une conséquence juridique importante : il devrait sortir du champ de la loi US de 1986 exonérant l’industrie pharmaceutique de responsabilité contre les plaintes pour effets indésirables de vaccins recommandés. C’est cette loi qui explique, avec l’extension progressive des recommandations CDC, un développement accéléré du marché US des vaccins. Et les effets indésirables relèvent du budget fédéral avec une procédure particulièrement restrictive : la prise en charge fédérale des plaintes est rare et pour des montants modérés. L’industrie a ainsi beaucoup à craindre d’une sortie des vaccins sortis de la routine, car les règles normales de responsabilité trouveraient à s’appliquer, et les juridictions US peuvent être généreuses en la matière.
Ce pourrait n’être pourtant qu’une première onde de choc pour l’industrie : deux sujets plus importants encore sont en cours d’instruction dans le cadre de la « Strategy MAHA » dévoilée le 9 septembre dernier : a) la responsabilité éventuelle des vaccins dans la vague d’autisme qui affecte près de 3 % des jeunes aux USA ; b) la revue de la sécurité des vaccins à travers l’étude approfondie des effets indésirables et la révision du processus d’autorisation.
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